Make or buy

Voici un tweet que j'ai publié il y a quelques heures et qui peut paraître un peu abrupte. C'est pourtant une situation que j'ai pu constater et que je constate encore fréquemment en entreprise: faire toutes les économies possibles.

Et ce, même s'il s'agit de somme relativement dérisoire à l'échelle de l'entreprise. Dans le cas de ce tweet, l'outil en question avait un coût de 8€/mois/utilisateur et concerne grosso modo 10 utilisateurs (soit un coup de 80€/mois, environ 960€/an). La société en question emploie quasiment une centaine de personnes et réalise plusieurs millons de chiffre d'affaire chaque année. Que représente ce coût à l'échelle de la société au final ? Une goutte d'eau.

Il est important de se poser les bonnes questions et de raisonner correctement. La vraie question, c'est le make or buy. Combien de temps, d'économie (de temps et/ou d'argent) fait gagner l'outil que l'on souhaite mettre en place ? Si on décidait de le faire soi-même, quel serait le vrai coût au final ? Dans ces cas-là il faut penser au salaire des personnes qui vont travailler sur la conception, la réalisation et la maintenance de l'outil. Quel en serait le coût d'exploitation ?

Je pense qu'au final, sur un coût aussi dérisoire, pour un outil qui n'est pas stratégique et n'a aucune valeur ajoutée pour l'entreprise, on ne devrait même pas se poser la question.


Pour la petite anecdote, cela me rappelle une situation vécue il y a quelque temps. Une équipe de développeurs utilisait un outil dans le cadre de son travail. Un outil qui avait été remis en cause à cause d'une tarification qui "n'était pas justifiée". L'outil en question avait donc été remplacé par une alternative Open Source (car considérée comme gratuite).

Au final, la solution nouvellement en place, n'a pas réellement conquis l'équipe car jugé plus complexe à utiliser. Et chose que je trouve assez paradoxale, c'est rien que le serveur nécessaire pour faire tourner la plateforme coutait deux fois plus cher que la solution initiale (sans compter le temps passer par les personnes pour la mise en place et l'exploitation).


En me relisant, je trouve que ce billet fait incroyablement écho à un article d'Eric DASPET sur toutes ces petites écono­mies qui coûtent un pognon de dingue.