Nous sommes à l’ère de la génération de code. L’IA génère dorénavant du code à une vitesse impressionnante. Avec elle, apparaissent des revues de code parfois massives, à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de changements.
Puisque générer du code est dorénavant rapide, nombreux sont ceux qui produisent des fonctionnalités entières d’un seul coup. Pour suivre la cadence, les revues commencent à être effectuées et validées par d’autres IA. Il est effectivement humainement difficile, voir impossible de relire correctement autant de code tout en restant concentré sur la durée. Le volume est tel, que l’on commence à laisser à l’IA garantir architecture et cohérence des choix techniques. Une fois tous ces changements déployés en production, il peut être très difficile d’identifier les causes en cas d’incident. Et comme le travail a été entièrement automatisé, nous ne pouvons être que spectateurs.
Même si l’IA est là et nous aide à avancer plus vite, les principes du “software craftsmanship” et les bonnes pratiques ne doivent pas être oubliés. Travailler par incréments, faire des changements petits, atomiques et progressifs. Des revues de code rigoureuses et une responsabilité humaine et claire sur ce qu’on livre. Le quotidien évolue, mais les fondamentaux doivent rester présents.