Depuis quelques mois, je repère de plus en plus de documents et de présentations de leads et de directeurs rédigés à coups d’IA. Ce n’est pas forcément gênant, mais le problème, c’est quand ça se voit de trop.
Il y a un style d’écriture qui trahit l’outil. Une certaine structure et des types de tournures qui se remarquent. Le texte est cohérent, mais il est désincarné.
Selon le type de document, cela ne me dérange pas. Documenter une procédure, résumer une architecture, formaliser un compte-rendu: l’IA fait ça très bien, plus rapidement et parfois mieux qu’un humain.
Le problème, c’est quand le document a pour but de convaincre, de faire adhérer une équipe à une vision ou un choix structurant. Là, ce n’est pas uniquement le contenu qui fait la force du propos, c’est la conviction de celui ou celle qui le porte.
Les convictions se nourrissent d’expériences vécues, des prises de position assumées, même si elles peuvent être imparfaites. Or, l’IA a tendance à lisser les textes et tout ça s’estompe. On reconnait le ton, le style et la forme de l’IA. C’est toute la personnalité de l’auteur du propos qui s’évapore.
Quand on souhaite transmettre une idée, partager une conviction, il est important d’utiliser ses propres mots. C’est ce qui fait tout le charisme d’un leader et sa capacité à embarquer les autres avec lui.