Dans la lignée de ma publication précédente sur les side projects, il existe une autre injonction qui poursuit les développeurs: la veille technique. Et non, elle ne devrait pas reposer sur le temps personnel.
C’est pourtant une attente implicite dans beaucoup d’équipes. Le développeur “passionné”, c’est celui qui lit des articles le soir, qui suit les nouveautés le week-end, qui teste le dernier framework pendant ses congés. Celui qui ne le fait pas décroche, et ce sera à lui de rattraper le retard.
C’est faux. Se former et comprendre les outils que l’on utilise fait partie intégrante du travail en entreprise. A ce titre, l’article L6321-1 du code du travail impose à l’employeur d’assurer l’adaptation des salariés à leur poste et de veiller au maintien de leur capacité à occuper leur emploi, notamment face aux évolutions technologiques. Difficile de trouver une formulation plus adaptée à notre métier, surtout en ce moment.
Concrètement, cela veut dire un créneau régulier et identifié. J’ai vu des équipes réserver quelques heures par semaine à la lecture, aux tests d’outils et au partage entre développeurs. C’est peu, et pourtant l’écart avec celles qui ne le font pas se voit dans la qualité des décisions techniques.
Que certains aiment lire le soir ne pose aucun problème. Ce qui en pose un, c’est quand cela devient la seule manière de rester à jour.